Paroles d'intervenants
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Alvaro GOMEZ-FERRER, Président d’honneur du Conseil Européen des urbanistes et membre du bureau du Comité ICOMOS international villes et villages historiques ;
« Le Mémorandum de Vienne marque un tournant dans l’évolution des critères de l’Unesco sur le patrimoine en modifiant la terminologie pour passer des villes historiques au concept de paysage urbain historique. »
La notion de patrimoine a évolué en intégrant les concepts paysagers. Dès le moment où le bien mixte, ce bien naturel transformé par la main de l’homme, est devenu paysage culturel, la route était définie. On est passé rapidement du paysage culturel aux itinéraires culturels, des canaux du patrimoine aux paysages historiques urbains, et maintenant aux biens en série.
« L’intérêt des candidatures en série est d’étudier du point de vue historique et urbanistique les rapports entre différents éléments placés dans divers endroits et dans diverses périodes de l’histoire. »
Le concept de la valeur universelle exceptionnelle change et doit être fondé sur la somme des valeurs individuelles et de la valeur représentée par l’ensemble des objets.
« L’Unesco et le Comite du Patrimoine Mondial considèrent que les dossiers de candidature sur la Liste du patrimoine mondial ne peuvent aller sans un bon plan de gestion, qui devra spécifier la manière dont la valeur universelle exceptionnelle du bien sera préservée. Il s’agit aussi que cette préservation soit faite de préférence par des moyens participatifs. »
« Un système de gestion efficace doit être conçu selon le type et les caractéristiques des villes et ensembles historiques et selon leur contexte culturel et naturel. Il doit intégrer des pratiques traditionnelles, des instruments de planification urbaine ou régionale en vigueur et d’autres mécanismes de contrôle de planification, formels et informels. »
Le plan de gestion, en se basant sur les connaissances, la sauvegarde et la mise en valeur des ressources tangibles et intangibles, doit :
- déterminer les valeurs culturelles,
- définir l’objectif de la sauvegarde,
- définir méthodes et instruments de type légal, financier et technique,
- définir des stratégies proportionnées et actions spécifiques.
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Antoine RUFENACHT, maire du Havre et président de l’agence d’urbanisme de la région du havre ;
« L’inscription de la Ville du Havre sur la Liste du patrimoine mondial a eu comme effet de réconcilier la population avec sa ville. La ville a su s’ouvrir à l’extérieur en se greffant à un réseau international et valoriser son centre-ville pour ses habitants. »
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Alain MARINOS, inspecteur général à la Direction de l'architecture et du patrimoine, membre du Conseil National des Villes et Pays d'Art et d'Histoire ;
« Parmi les outils de gestion existants, la zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) est l’outil le plus intéressant car permettant de lier de façon pérenne protection et projet urbain. »
« Le patrimoine est de moins en moins perçu comme une servitude ou une contrainte, il tend à devenir une fonction modératrice et commence à investir à ce titre les documents d’urbanisme. Cette fonction répond à un souci de continuité et s’inscrit donc dans une logique de développement culturel durable. » (Les zones de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager/ colloque Chinon le 19 janvier 2006)
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Jean-Daniel JEANNERET, architecte du patrimoine, gestionnaire du site de "La Chaux-de-Fonds / Le Locle, urbanisme horloger" inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en juillet 2009 (chef de projet de la candidature).
« La Chaux-de-Fonds est souvent qualifiée de Métropole horlogère. C’est une ville construite pour et par les horlogers. [...] Dès les années 90, une politique de sauvegarde et de mise en valeur se met alors progressivement en place avec pour effet une réappropriation de la ville par ses habitants et un nouvel intérêt du milieu horloger pour la qualité architecturale des espaces. »
« Le projet de territoire se construit avant même l’inscription, de même que la sensibilisation et la mobilisation de la population. La population doit trouver une source de développement, le support local est essentiel. La candidature doit être portée localement par l’ensemble des acteurs »
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A télécharger
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La contribution de l'AudaB à la 30ème rencontre FNAU
L’AudaB a co-organisé l’atelier avec les agences du Havre, de Reims et de St Etienne. Les professionnels de l’urbanisme et du patrimoine, ainsi que les élus ont débattu autour de l’évolution du concept de patrimoine, des démarches et des outils à mettre en place lors d’une dynamique de candidature au patrimoine mondial. L’atelier a réuni plus qu’ne cinquantaine de participants sensibles à la problématique du patrimoine mondial.
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Traits d'agences - Printemps 2010
"La culture et le patrimoine dans la ville"
AudaB, rédactrice en chef
Lors de la dernière Rencontre de la FNAU, organisée à Nancy en décembre 2009 et consacrée au "Génie des Villes Européennes", deux ateliers ont traité des questions de patrimoine mondial UNESCO et du label européen "Capitale de la Culture".
Les agences d'urbanisme sont en effet de plus en plus sollicitées pour appuyer les projets de valorisation culturelle et patrimoniale. Elles s'engagent également avec inventivité pour impulser et animer la réflexion locale. Ce dernier numéro de Traits d'Agences y consacre son dossier.
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